Fr |23|20:15| CINEMA__DOC

NUL HOMME N’EST UNE ILE

Dominique Marchais, Frankreich 2017, 96', Ov/d/f,

Anschl. Gespräch mit Gion A. Caminada und Bernardo Bader

"Kein Mann ist eine eigene Insel, sondern Teil des Ganzen", schrieb der englische Poet John Donne und inspirierte den Filmemacher Dominique Marchais zu dieser Doku. Darin zeigt er mögliche Zukunftsperspektiven der französischen Landschaft anhand von Beispielen dieseits und jensseits der Alpen.

 

« L’enjeu de ces démarches ne réside pas en un simple « retour au village » ni ne consiste à générer de micro-économies locales. Cet enjeu n’est autre que la beauté menacée du monde que nous avons en partage. Marchais filme les paysages parcourus et, à travers eux, l’expansion des zones commerciales, des autoroutes, la laideur et la normativité qu’elles implantent partout. Cette laideur trouve, par ailleurs, un cinglant démenti dans les bâtiments, à la fois humbles et élégants, qu’inventent les architectes des Grisons (Gion Caminada) ou du Vorarlberg (Bernardo Bader). Si la beauté du monde est son seul sujet – car sujet d’inquiétude –, il ne se permet pas pour autant d’enchérir sur elle, pour mieux restituer les idées, les propos de chacun, la frontalité des lieux, dans toute leur clarté. Cette clarté de pensée qui est le gage de tout « bon gouvernement », y compris celui des images. »

Le Monde

15.-
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"Kein Mann ist eine eigene Insel, sondern Teil des Ganzen", schrieb der englische Poet John Donne und inspirierte den Filmemacher Dominique Marchais zu dieser Doku. Darin zeigt er mögliche Zukunftsperspektiven der französischen Landschaft anhand von Beispielen dieseits und jensseits der Alpen.

 

« L’enjeu de ces démarches ne réside pas en un simple « retour au village » ni ne consiste à générer de micro-économies locales. Cet enjeu n’est autre que la beauté menacée du monde que nous avons en partage. Marchais filme les paysages parcourus et, à travers eux, l’expansion des zones commerciales, des autoroutes, la laideur et la normativité qu’elles implantent partout. Cette laideur trouve, par ailleurs, un cinglant démenti dans les bâtiments, à la fois humbles et élégants, qu’inventent les architectes des Grisons (Gion Caminada) ou du Vorarlberg (Bernardo Bader). Si la beauté du monde est son seul sujet – car sujet d’inquiétude –, il ne se permet pas pour autant d’enchérir sur elle, pour mieux restituer les idées, les propos de chacun, la frontalité des lieux, dans toute leur clarté. Cette clarté de pensée qui est le gage de tout « bon gouvernement », y compris celui des images. »

Le Monde